Coupes d’érables dans Lotbinière : des acériculteurs se mobilisent pour bloquer des routes
Depuis les petites heures du matin, lundi, une trentaine d’acériculteurs se relaient jour et nuit pour bloquer les trois routes menant à la Forêt – publique – de la Seigneurie de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches. Ils souhaitent ainsi empêcher les entrepreneurs mandatés par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts de continuer à procéder à des coupes d’éclaircie, une mobilisation qui ne plaît pas à la ministre Maïté Blanchette Vézina. Le nœud de l’affaire? Des coupes d’érables On estime à 313 hectares la superficie des coupes d'érables récemment effectuées dans la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière. Photo : Fournie par Pascal Leclerc Des 16 000 hectares sur lesquels s’étend la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière, on peut lire sur le site web de la MRC de Lotbinière que les érablières en exploitation représentent au-dessus de 2000 hectares, et la superficie d’exploitation potentielle, autour de 500. Résultat : des producteurs d’érable ne pourront jamais agrandir leur surface d’exploitation. Parmi les érables fraîchement coupés et jonchant le sol, Vincent Boutin note que le tronc de certains arbres dépasse les 26 centimètres de diamètre. Le problème, c’est que, sur les terres publiques comme la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière, il est possible d’entailler – et donc d’exploiter – un érable dès que son diamètre atteint 24 centimètres, explique-t-il. Parmi les érables fraîchement coupés et jonchant le sol, Vincent Boutin note que le tronc de certains arbres dépassent les 26 centimètres de diamètre. Photo : Fournie par Vincent Boutin Joint mercredi matin pour obtenir son point de vue, le cabinet de Maïté Blanchette Vézina, ministre des Ressources naturelles et des Forêts, a fait parvenir à Radio-Canada la lettre que cette dernière a envoyée lundi au président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Nous vous rappelons que les travaux actuellement réalisés ont fait l’objet d’une prescription sylvicole dûment signée par un ingénieur forestier du MRNF. Le traitement d’éclaircie appliqué est reconnu et documenté pour ce type de jeune forêt feuillue en croissance. Dans sa missive, elle demande au président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec de Aux yeux de Pascal Leclerc, cette lettre a plutôt Il prévient que d’autres blocages pourraient s’organiser ailleurs au Québec. D’autres blocages pourraient s’organiser ailleurs au Québec, prévient Pascal Leclerc. Photo : Fournie par Vincent Boutin Dans sa lettre, la ministre conclut en suggérant À l’aube de la saison des sucres, ce que Vincent Boutin souhaite, c’est que le blocage puisse être retiré le plus rapidement possible. Pour que cela arrive, il ne voit que deux options : que Québec impose un moratoire sur les coupes, ou que les entrepreneurs forestiers, d’un commun accord, cessent les travaux. Mais au-delà de la protection des érables de la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière, il aimerait que, plus largement, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts fasse l’objet d’une enquête publique à ce chapitre. Dans le respect
, assure Vincent Boutin, président des Producteurs et productrices acéricoles des Appalaches–Beauce–Lotbinière et instigateur des blocages. Personne n’est là pour se battre
, insiste-t-il. Personne n’est là pour brasser.
très intensives
effectuées sur une superficie de 313 hectares, selon les estimations de M. Boutin.Et tout le bois reste par terre. Il n’y a rien qui est ramassé
, précise-t-il. Ils appellent ça une coupe par puits de lumière.

Ils ont coupé des érables vraiment collés sur les producteurs acéricoles
, ajoute Pascal Leclerc, 2e vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches, ce qui nuit à la dentelle
de certains.C’est désolant de voir ce qui en est
, souffle-t-il.Des érables mûrs… et coupés

Il n’y a pas un ingénieur forestier qui conseillerait les coupes qu’ils ont faites
, tonne Pascal Leclerc en réaction à ce passage. C’est désolant. [...] Les producteurs, je les comprends d’être frustrés.
Une lettre qui a
attisé le feu
faire cesser dans l’immédiat tout blocage des travaux en cours, sans quoi, le gouvernement se réserve le droit de prendre toute action légale qu’il jugera appropriée
.attisé le feu
. Il y a de plus en plus de producteurs qui se pointent. On entend même qu’il y a du monde du Bas-Saint-Laurent qui sont prêts à descendre avec des autobus.

fortement de poursuivre les discussions par l’entremise des canaux existants
.Y en a plus, de canaux, c’est pas compliqué
, répond M. Leclerc. Ça fait quatre ans [que les producteurs] essaient de discuter.
Nous, on veut protéger les érables qui sont là
, martèle-t-il.Il y a quelque chose qui se passe de pas rond
, croit-il.
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